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Hubble et Webb détectent un trou noir stellaire dans Oméga du Centaure

Des astronomes ont identifié oMEGACat BH-2, le premier trou noir de masse stellaire détecté dans Oméga du Centaure, un amas globulaire composé d’environ dix millions d’étoiles liées par la gravité. L’équipe a suivi pendant plus de vingt ans le mouvement d’une étoile visible et conclu qu’elle orbite autour d’un objet invisible dont la masse permet de l’identifier comme un trou noir. La NASA a annoncé cette découverte le 13 juillet 2026.

Hubble et Webb repèrent un trou noir stellaire dans Oméga du Centaure
Illustration générée par IA

Données clés

  • La NASA a annoncé la découverte le 13 juillet 2026 et indiqué que les résultats avaient été publiés dans The Astrophysical Journal Letters.
  • Selon l’équipe, oMEGACat BH-2 est le premier trou noir de masse stellaire détecté dans Oméga du Centaure.
  • La masse estimée du trou noir est de 4,46 masses solaires ; son étoile compagne a une masse de 0,78 masse solaire.
  • L’étoile effectue une révolution en 94 ans, la période connue la plus longue pour un système binaire contenant un trou noir, selon la NASA.
  • Oméga du Centaure compte environ dix millions d’étoiles ; les quelque 10 000 trous noirs cités sont une estimation de modèles, et non un décompte observé.
  • L’analyse combine plus de vingt ans de données de Hubble, dont des mesures de 2002 à 2023, et des données dans le proche infrarouge de Webb.

Fiches associées

Oméga du Centaure est un amas globulaire, un ensemble d’étoiles maintenues par la gravité. La NASA indique qu’il en compte environ dix millions. Des indices d’un trou noir de masse intermédiaire avaient déjà été trouvés en son centre, mais le résultat présent concerne un autre objet : un trou noir de masse stellaire accompagné d’une étoile visible. Cette distinction permet de préciser ce qui a été détecté — et ce qui ne l’a pas été.

Le 13 juillet 2026, la NASA a annoncé la découverte, fondée sur des données d’archives du télescope spatial Hubble et des observations du télescope spatial James Webb. L’objet a été baptisé oMEGACat BH-2 et se trouve à environ 18 000 années-lumière. Le communiqué de la NASA indique que les résultats de l’équipe ont été publiés dans The Astrophysical Journal Letters. La détection repose sur le mouvement de l’étoile visible, et non sur une image directe du trou noir.

Une recherche fondée sur le mouvement stellaire

Les trous noirs n’émettent ni ne réfléchissent la lumière et peuvent donc être invisibles aux télescopes. Dans certains cas, la matière qui les entoure émet un rayonnement ; dans d’autres, les astronomes peuvent les étudier à travers leurs effets sur leur environnement. Pour oMEGACat BH-2, l’équipe a utilisé l’astrométrie, que la NASA décrit comme la mesure de très petits mouvements d’étoiles au fil du temps.

Les chercheurs ont examiné plus de vingt ans de données d’archives de Hubble, dont des mesures astrométriques effectuées entre 2002 et 2023. Ils y ont ajouté des données dans le proche infrarouge de Webb afin d’améliorer la précision. Ensemble, ces observations ont permis de suivre la trajectoire de l’étoile visible dans l’environnement dense de l’amas et d’établir qu’elle orbitait autour d’un objet qui ne peut être observé directement.

L’étoile a une masse de 0,78 masse solaire. À partir de l’ensemble de données élargi, l’équipe a calculé que son compagnon sombre possède 4,46 masses solaires. Selon le communiqué de la NASA, cette masse exclut la possibilité d’une étoile à neutrons et étaye l’identification de l’objet comme trou noir. Une étude antérieure avait suggéré que le système pouvait inclure une étoile à neutrons ; la nouvelle analyse a affiné l’estimation de masse et écarté cette interprétation.

Une orbite de 94 ans et une origine dynamique possible

L’étoile effectue une révolution autour d’oMEGACat BH-2 tous les 94 ans. La NASA décrit cette période comme la plus longue connue pour un système binaire contenant un trou noir. Les données ont permis à l’équipe de reconstituer le parcours de l’étoile sur plus de deux décennies, y compris son passage au plus près du trou noir, lorsque son mouvement apparent dans le ciel était le plus rapide.

La longue orbite fournit un indice sur la formation possible du système. Les chercheurs jugent probable une origine dynamique : l’étoile et le trou noir ne se seraient peut-être pas formés ensemble, mais se seraient rencontrés dans l’amas. Il s’agit d’une explication proposée à partir des caractéristiques du système, et non d’une observation directe de la rencontre.

L’équipe a calculé qu’un système comme celui-ci pourrait survivre moins d’un milliard d’années avant d’être disloqué par des rencontres avec des étoiles voisines. Cette estimation porte sur la durée de vie future du système binaire ; elle ne fixe pas une date précise pour sa rupture. La NASA compare cet intervalle à l’âge approximatif d’Oméga du Centaure, environ 12 milliards d’années.

Une masse inférieure aux attentes

Le communiqué indique que la masse d’oMEGACat BH-2 est inférieure à ce qui était attendu pour un objet dans un environnement pauvre en métaux comme Oméga du Centaure. Il attribue également à l’équipe la conclusion qu’une étoile pauvre en métaux peut former un trou noir de cette masse. Les chercheurs précisent qu’ils doivent encore déterminer comment ce processus se produit : l’observation fournit des données pour les modèles, mais n’établit pas à elle seule le mécanisme de formation.

La NASA cite des modèles selon lesquels Oméga du Centaure pourrait contenir environ 10 000 trous noirs de masse stellaire. Ce chiffre est une estimation théorique, et non un décompte d’objets observés. La découverte d’oMEGACat BH-2 identifie un cas précis ; elle n’établit ni le nombre de trous noirs de l’amas ni celui d’autres amas.

Ce que la découverte apporte à la recherche sur les trous noirs

Les amas globulaires sont des lieux utiles pour étudier la formation des trous noirs et des systèmes binaires. La NASA indique que des environnements comme Oméga du Centaure sont considérés comme des lieux importants où ces paires peuvent fusionner et produire des ondes gravitationnelles, des ondulations de l’espace-temps détectables par des instruments spécialisés. Comprendre la formation des trous noirs et la manière dont ils se mettent en couple aide à interpréter ces événements. La découverte ne montre toutefois pas qu’oMEGACat BH-2 fusionnera.

L’équipe espère poursuivre ses recherches dans Oméga du Centaure et les étendre à d’autres amas. La NASA souligne aussi le potentiel du futur télescope spatial Nancy Grace Roman : selon le communiqué, il observera régulièrement des régions denses comme le bulbe galactique, avec une résolution comparable à celle de Hubble et un champ de vision plus large. La possibilité que Roman repère des systèmes binaires similaires est une perspective pour de futures observations, et non un résultat déjà obtenu par la mission à la date de l’annonce.

Ce que l’on sait et ce qui reste à éclaircir

Les éléments présentés étayent l’identification d’oMEGACat BH-2 comme un trou noir de masse stellaire accompagné d’une étoile visible en orbite. La masse estimée du trou noir est de 4,46 masses solaires ; celle de sa compagne est de 0,78 masse solaire, et la période orbitale est de 94 ans. Ce cas montre comment le mouvement d’une étoile peut révéler un objet invisible sans observation directe du trou noir.

Des questions demeurent sur la formation du trou noir, l’origine du duo et la population totale de ces objets dans Oméga du Centaure. L’origine dynamique possible et la masse plus faible que prévu ouvrent des pistes de recherche, mais ne constituent pas des réponses définitives. Les chiffres et résultats présentés ici proviennent du compte rendu de la NASA et des résultats qu’il attribue à l’équipe de recherche.